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ant59.

Les News

Brève

Par ant59 le 12/03/2008 à 22h 33min 06s

Salut !
Je poste une news très brève pour vous tenir au courant de l'actualité du site.
La newsletter est disponible et les commentaires de news sont en service maintenant. De plus, quelques améliorations mineures ont été apportées à certains endroits du site.
Pour vous tenir au courant j'ai créé un sujet ici. Il vous permettra de vous informer en temps réel des améliorations techniques du site.
Pour ce qui est des textes, j'en prépare un et je ne vais pas tarder à le poster (sauf contre temps).
A bientôt !

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Détective Labourde à votre service

Par ant59

Petite nouvelle d'action humoristique...


"C'est encore un fiasco cette affaire M. Labourde ! Je vais être très clair : je suis le plus gros homme d'affaires de la ville et de la région. J'ai la mainmise sur tout les trafics mafieux du coin et je vous ai embauché en tant que détective privé pour espionner mes ennemis et en pendre certains la main dans le sac en train de me voler. Vous êtes mon agent secret et ce que je demande à un agent c'est des résultats ! Hors vous, vous allez d'échec en échec. Ça vous amuse de jouer avec mes nerfs ? Faites très attention, je vous confie une enquête, votre dernière chance... Si vous faites le moindre faux pas cette fois-ci vous vous retrouvez directement à la porte ! Maintenant, sortez, je vous convoquerai demain afin de vous donner le détail de votre prochaine mission."
Le détective Labourde ne se fit pas prier, il prit aussitôt la porte. En sortant du bureau de son chef, il soupira longuement et essaya de retrouver sa consistance habituelle qui avait fondu entièrement ; puis il sortit de la grande villa. Il décida de repartir au centre-ville à pied et non pas en taxi. Faire la route à pied lui permettrait de réfléchir plus longuement sur comment il pourrait se débrouiller pour faire moins de gaffes monumentales. Les questions qu'il se posait portaient sur son expérience en matière de bêtise : "Comment éviter de tomber pendant une filature à pied ? Comment éviter de renverser des objets qui font beaucoup de bruit pendant les missions d'espionnage ? Comment ne pas perdre les preuves et indices ramassés sur les lieux d'un crime ?"
Si pour la plupart des gens les réponses étaient évidentes, pour M. Labourde, c'était un vrai casse-tête. Sa maladresse engendrait depuis son plus jeune âge des catastrophes toujours plus grosses.

Le jour se leva sur Méga polis. Labourde qui avait rendez-vous à la première heure n'était pas encore levé. Il fut réveillé par le bruit du dérapage d'une voiture à l'extérieur alors que la matinée touchait déjà à sa fin. Il était en retard ! Le détective quitta son lit d'un bond et... tomba à plat ventre sur le sol. Il avait trébuché sur ses pantoufles à l'atterrissage. Sans perdre de temps il se releva et fila vers la salle de bain. Il enfila son costume en deux temps trois mouvements et descendit en trombe les escaliers de son immeuble. Il sauta dans le premier taxi qu'il aperçut et se fit conduire à la villa de son "patron".

"Vous êtes encore en retard Labourde ! Je vous attend depuis plus de quatre heures ! Vous faites déjà une bourde avant même que je vous confie votre mission.
-Dé..., désolé monsieur, balbutia le détective.
-Je m'en fiche que vous soyez désolé ! Bref, vous êtes de toutes façon un incorrigible empoté. Je vais vous présenter ce que vous avez à faire avant de m'énerver.
Votre tâche est de prendre la main dans le sac des voleurs de diamants qui devraient - selon certaines sources - agir non pas la nuit prochaine mais la nuit suivante. En clair, vous avez trente-six heures pour vous préparer. Je veux que dans vingt-quatre heures vous veniez me présenter votre équipement au complet pour que je vérifie si vous n'avez pas oublié quelque chose comme à votre habitude. Je compte sur vous..."
Le supérieur de M. Labourde parla des détails de la mission.

En rentrant chez lui, l'agent spécial Labourde prépara le matériel dont son supérieur avait parlé. Il préférait s'y prendre à l'avance pour pouvoir ajouter au cours des vingt prochaines heures les éventuels objets qu'il aurait oublié.
Il posa sur une chaise un collant de femme et un long manteau noir qui feraient tous deux office de camouflage. Il prépara aussi des chaussures auxquelles il avait accroché des ventouses pour déboucher les toilettes. Ces chaussures lui permettraient de marcher à la verticale et même à l'envers. Enfin, Labourde enfourna dans sa grande valise tout un tas de petits objets : cigare à rayon lasers, boîte musicale explosive, allumettes fumigènes et tout un tas d'autres gadgets dignes de James Bond. Il était sûr de n'avoir rien oublié ; aussi, il s'en alla coucher avec un énorme sentiment de satisfaction. Cette fois il ne décevrait pas son chef.

Lorsqu'il se leva, Labourde constata avec satisfaction qu'il n'était pas en retard. C'était la première fois depuis qu'il avait été embauché. C'était un très bon présage pour sa prochaine mission. Il appela un taxi et arriva chez son employeur dix minutes après. Lorsqu'il entra dans le bureau de celui-ci, il jeta un regard furtif sur l'horloge. Il était pile à l'heure.
"Bien, je vois que vous faites des progrès Labourde", dit le vieil homme grassouillet assis derrière le bureau dans un siège confortable.
"Posez votre mallette sur la table que je vérifie si votre matériel est au complet."
L'agent Labourde posa une mallette grise sur le bureau et l'ouvrit.
Le vieil homme changea d'un coup de couleur. Du blanc il vira au rouge puis au violet.
"Quoi ! Vous avez oublié votre arme de poing Labourde ! Idiot ! Sortez tout de suite d'ici ! Si vous oubliez votre flingue cette nuit, je vous vire !"
Le détective reprit sa valise, la ferma et sortit en courant, le dos courbé comme s'il craignait que son patron lui lance les bibelots en bronze qui trônaient sur le bureau.
"Pfiou... J'y ai échappé belle", soupira-t-il.
Il reprit le taxi en direction du centre-ville et rentra chez lui. En arrivant, il saisit son revolver et le laissa tomber dans sa mallette, ouverte sur le lit.

Le soir tomba sur Méga polis et M. Labourde enfila un collant de femme sur sa tête. Il mit aussi son grand manteau noir et serra la ceinture de celui-ci autour de sa taille. Il ferma sa mallette grise et la prit par sa hanse.
L'agent spécial et détective se faufila dehors et courut vers une voiture noire qui l'attendait devant l'immeuble.
Lorsqu'il entra, le luxe de l'habitacle ne le surprit guère. En effet, il était habitué à la voiture de son patron, lequel lui demanda tout de suite s'il n'avait pas oublié son arme.
"Non monsieur, répondit Labourde.
- D'accord. Dans ce cas, allons-y. Vous prendrez bien une coupe de champagne Labourde ?
- Avec plaisir chef."
Le vieux mafieux sortit une coupe de champagne d'une petite armoire en bois de chêne qui remplaçait le siège de droite de la banquette arrière. Puis, il souleva une bouteille qui avait été posée dans un seau, au milieu d'une multitude de glaçons.

La voiture noire s'arrêta devant le grand musée de Méga polis.
"Bon, vous avez bien compris agent spécial Labourde. Vous tuez les cambrioleurs, volez les diamants qu'ils sont venus chercher et vous revenez en vitesse à la voiture. Si dans une demi-heure vous n'êtes pas revenu, je m'en vais.
-Ok."
Labourde ne dit pas un mot de plus et claqua la porte. Il se dirigea d'un pas pressé vers le musée. Lorsqu'il arriva à la porte du musée, il vit que celle-ci était ouverte et que le gardien de nuit, qui était encore plus gros que son patron, s'était endormi sur les écrans de contrôle dans sa loge, un beignet à la main.
L'alarme avait été désactivée. Les cambrioleurs avaient donc fait la plupart du travail. Ils avaient neutralisé l'alarme et forcé la porte. Labourde se dirigea sans plus attendre vers la salle principale du musée, là où il pourrait trouver un tuyau d'aération pour pouvoir s'y faufiler et arriver au dessus de la salle des diamants.
L'agent secret déambula dix minutes dans les réseaux d'aération, ce qui n'était pas négligeable pour une mission d'une demi-heure. En effet, il s'était perdu et avait tourné en rond malgré ses plans détaillés. Quand il arriva au dessus de la salle des diamants, il vit les cambrioleurs en train de travailler à neutraliser le système de sécurité.
Lorsque les lasers qui entouraient le piédestal - où étaient posés les diamants sous une cloche de verre - furent éteints, les cambrioleurs coururent trafiquer un petit circuit électrique situé sur un mur, loin des diamants.
C'était donc le moment pour Labourde de passer à l'action : pendant que les deux malfrats avaient le dos tourné, il devait soulever à l'aide d'une ventouse la cloche de verre et subtiliser les diamants à l'aide d'un aspirateur au tuyau extrêmement long.
L'agent sortit sa ventouse et la fit descendre par la grille d'aération. Lorsque celle-ci toucha la cloche, Labourde appuya sur un bouton qui fit adhérer la ventouse à la cloche. Puis, il entreprit de la soulever. A peine celle-ci eut été soulevée qu'une alarme se déclencha. Un cambrioleur se retourna et dit à son compagnon :
"Regarde !"
Le fil au bout duquel pendait la cloche se mit à tourner autour des diamants. Le premier voleur qui s'était avancé vers ceux-ci fut frappé de plein fouet par le verre épais. Il s'évanouit.
Le deuxième, qui voyait qu'il ne restait plus assez de temps pour prendre les diamants et sauver son compagnon, s'enfuit à toutes jambes.
Le détective Labourde sortit l'aspirateur de sa mallette et le fit descendre très vite en direction des diamants et les aspira. Quand ils arrivèrent tous deux dans le globe rempli de mousse à l'autre bout du tuyau de l'aspirateur, Labourde laissa là tout son matériel et s'en alla précipitamment.
Lorsque l'agent secret regagna l'extérieur, il vit l'automobile noire et courut vers celle-ci.
"Vous me ramenez ces diamants j'espère, M. Labourde."
Le détective fit un grand sourire et sortit de sa poche les pierres précieuses qu'il venait de dérober. Enfin il avait réussi une mission.

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